
Alors que l'UE attend les résultats du référendum irlandais sur le traité de Lisbonne, les dirigeants politiques des régions d'Europe ont débattu des implications de ce traité ratifié pour les citoyens.
Les réunions du Bureau et de la Présidence de l'ARE se sont tenues cette semaine à Wroclaw (Région de Basse Silésie, Pologne) avant l'organisation demain d'un Forum des Citoyens Européens qui portera sur la question suivante : « Que peut changer le Traité de Lisbonne pour les citoyens ? »
Le traité de Lisbonne marque une étape importante vers la reconnaissance du principe d'autonomie locale et régionale. La définition de la subsidiarité est pour la première fois étendue pour inclure ces niveaux infranationaux. L'UE ne pourra ainsi plus intervenir dans les cas où l'action locale et régionale sera plus appropriée.
Même si 8 citoyens européens sur 10 voient le principe de subsidiarité comme une bonne chose (Eurobaromètre n°234, mars 2008), les membres de l'ARE reconnaissent que leurs électorats ont du mal à comprendre combien les changements de Lisbonne pourront directement les affecter.
Michèle Sabban, Faisant fonction de Présidente de l'ARE, a dit:
« Avec la ratification du traité de Lisbonne, les régions vont enfin être pleinement reconnues comme des partenaires égaux au sein du processus décisionnel de l'UE. Et grâce à l'accès privilégié qu'ont les citoyens aux autorités locales et régionales, ils seront à même d'exiger une action communautaire sur les questions qui leur tiennent a cur : santé, éducation, changement climatique, économie et les nombreux autres défis que les régions membres de l'ARE relèvent ensemble. Le traité de Lisbonne est un permis d'agir sur le terrain ! »
Mag. Johanna Mikl-Leitner, Ministre pour les femmes, la famille et les générations de Basse-Autriche (A), a déclaré :
« L'introduction des niveaux locaux et régionaux dans le principe de subsidiarité du traité de Lisbonne permettra aux citoyens de se sentir plus proche de l'Europe, en étant directement associés à l'élaboration des politiques européennes. »
Roy Perry, ancien député Européen et Vice Président de la Région Hampshire (GB), a dit :
« Nous sommes conscients, en nous retrouvant ici en Pologne, de la réponse que l'UE a pu apporter aux divisions du 20e siècle, mais elle doit maintenant réussir à travailler comme une Union de 27 nations avec leurs régions pour répondre aux enjeux du 21e siècle, tels le changement climatique, la mondialisation ou l'immigration massive. »
Le mois dernier, l'ARE a lancé son mouvement « Subsidiarité est un mot » pour demander la reconnaissance de ce mot dans tous les dictionnaires et dans toutes les langues à travers le monde. Alors que la ratification du traité de Lisbonne approche, le mouvement s'éloignera de cette campagne pour la reconnaissance du mot, en se concentrant sur le respect du principe en accord avec les dispositions du nouveau traité de Lisbonne. De plus amples informations sur ce mouvement sont disponibles à l'adresse suivante : www.a-e-r.org/fr/evenements/presse-et-communication/2008/subsidiarity-campaign.html
Richard Medic, Porte-parole / Directeur Presse et Communication, r.medic@aer.eu - Tel (mob) +33 678 695 235 - Francine Huhardeaux, Chargée de Presse & Communication, f.huhardeaux@aer.eu - Tel. +33 388 22 74 49
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